Entretien avec Eddie McDonnell, directeur du MBAC

Entretien

ENTRETIEN AVEC EDDIE MCDONNELL, DIRECTEUR DU MBAC

 

La Fondation Mona Bismarck a changé de nom en décembre 2011. Vous êtes aujourd’hui le directeur du Mona Bismarck American Center for art & culture (MBAC). Quels sont vos objectifs ?

Sur le fond nous partageons le même objectif que l’ancienne structure c’est-à-dire le renforcement, par l’art et la culture, des liens d’amitié entre la France et les États-Unis. En revanche sur la forme et les moyens d’y parvenir, nous souhaitons y apporter des changements et une nouvelle dynamique.

Que prévoyez-vous en terme d’activités ?

Nous concentrons nos efforts autour de quatre programmes : Expositions, Évènements, Formation et Social. En matière d’art, nous voulons faire connaître des figures de l’art américain, des créateurs importants mais souvent ignorés du public français : c’était le cas de la famille Wyeth, notamment Andrew Wyeth, un peintre américain majeur du XXe siècle qui fut élu à l’Académie des beaux-arts.

C’est aussi celui de Mary Cassatt, une artiste très aimée des américains et moins connue en France bien qu’elle ait vécut à Paris et fait partie des Impressionnistes. Nous prévoyons deux expositions par an qui ne concerneront pas uniquement la peinture. Nous sommes ouverts à tous les média, comme la gravure, le textile ou la photographie. Chaque exposition donnera lieu à des événements particuliers, cycle de confé­rences, visites guidées, ateliers pour enfants et concerts.

Vous prévoyez donc un programme musical ?

En effet. Nous avons l’intention de faire appel à de jeunes talents, souvent américains, pour des concerts qui réuniront une soixantaine de personnes. Cette année nous avons testé cette formule de mini-concerts dans notre hôtel particulier et les retours ont été très positifs. Il est également question que nous program­mions du jazz.

Et en matière de formation ?

A la rentrée nous lançons notre premier cycle de formation à travers des partenariats avec des instructeurs confirmés. Il y aura des cours d’initiation au théâtre et aux arts plastiques en anglais, destinés aux enfants. Nous proposons des cours de dessin, également en anglais mais pour les adultes. De cette manière chacun pourra s’immerger activement dans la culture et la langue américaines. A l’occasion de l’exposition Mary Cassatt, des ateliers seront organisés pour expliquer la technique de la gravure. Par ailleurs, nous accueillons régulièrement des scolaires avec leurs professeurs.

Toutes ces activités auront lieu au 34 avenue de New York ?

Oui, nos locaux se trouvent à quelques pas du Palais de Tokyo, au bord de la Seine, en face du quai Branly et de la Tour Eiffel. Nous avons réorganisé notre espace dans cette perspective de manière à libérer les es­paces nobles du premier étage.

Par ailleurs, une cafétéria The MONA Café ouvrira ses portes au rez-de-chaussée, dans une salle avec vue sur un beau jardin privé. La décoration rendra hommage à Mona Bismarck, mécène d’une élégance rare. Nos visiteurs pourront ainsi déguster des spécialités aux accents américains, entourés d’images de notre fondatrice. Le café sera ouvert au public entre 11h et 18h.

 

Quel est votre souhait pour les années à venir ?

Nous avons l’ambition de devenir le lieu de référence de la culture américaine à Paris. En effet, nous avons ressenti le besoin de créer un lieu fédérateur qui soit accessible à tous et nous disposons pour cela de réels atouts. Le fait que nous soyons une institution entièrement privée qui s’appuie sur le soutien de ses mé­cènes, nous permet une grande flexibilité dans notre choix de programmation.

Nous avons aussi la chance d’être situé au centre d’une concentration d’institutions culturelles majeures telles que le Palais de Tokyo, le musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, le musée Galliera, le musée Guimet, la Cité de l’Architecture et le musée du quai Branly. Et comme la ville de Paris a entrepris des me­sures afin de rendre la circulation piétonne plus fluide dans notre quartier, cela devrait attirer encore plus de monde et aider à créer des synergies avec nos institutions voisines. Bref, tout cela devrait concourir à ré­veiller la belle endormie de l’avenue de New York !

Date de dernière mise à jour : 07/09/2012

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