Un peintre : Mary Stevenson Cassatt

Née à Pittsburgh aux Etats-Unis en 1843, elle meurt au Mesnil-Théribus en 1926 où elle y est enterrée auprès de ses parents. 

 Autoportrait de Mary Cassatt

 

Combien de fois sommes-nous passés devant le château de Beaufresne, sans tourner la tête vers cette maison bourgeoise occupée par l’Association du Moulin Vert depuis sa donation par Hélène, la nièce de Mary Cassatt.

 

 

Le château de Beaufresne a abrité pendant une trentaine d’années l’un des plus grands peintres impressionnistes dont Degas disait : «  Volià une femme qui sent comme moi. » C’est également Degas qui l’engage à exposer en 1879 parmi le groupe des impressionnistes, ce qui fait dire à Mary Cassatt : « Déjà j’avais reconnu quels étaient mes véritables maîtres, j’admirais Manet, Courbet, Degas, je haïssais l’art conventionnel, je commençais à vivre. »

 

 

Portrait de Mary Cassatt par Edgar Degas 

 

Quelques temps plus tard, Gauguin la comparant à Berthe Morisot dira : «  Miss Cassatt a autant de charme mais plus de force » et Degas de surenchérir : «  Je n’admets pas qu’une femme dessine aussi bien que cela. »

Zola qui la remarqua écrivit : « Melle Cassatt, une américaine, je crois, a fait ses débuts avec quelques travaux remarquables, d’une originalité inhabituelle. »

Mary Cassatt se distingue dans ses tableaux par une finesse, une distinction, une élégance qui laissent ressortir son éducation bourgeoise. L’essentiel de son œuvre représente son sujet de prédilection : la mère et l’enfant. Elle s’applique à faire pauser ses modèles dans des lieux douillets ( salon de thé, bord de l’eau, verger ).

Elle passe une partie de son enfance à Paris, puis retourne aux Etats-Unis, pour apprendre le dessin, mais non satisfaite de cette formation, elle revient en Europe. Elle devra travailler dur pour obtenir l’approbation de son père.

Elle s’embarque avec sa mère en 1866 pour venir se perfectionner en Italie, en Espagne, à Anvers, elle fréquente les musées, se cultive, ce qui fait dire à son biographe Achille Segard : «  Mary Cassatt se distingue par la qualité intellectuelle de ses émotions. » .

C’est grâce à son frère, président des chemins de fer de Pensylvanie, que de nombreux tableaux impressionnistes sont entrés dans les collections américaines. Presque toutes les œuvres de Mary Cassatt sont exposées à New-York, Washington, au total une trentaine de musées. Nous avons la chance de l’admirer au Louvre, à Orsay, au petit Palais.

 

 

Son modèle préféré

 Reine Lefebvre

Pour la petite histoire, ce que l’on sait moins, c’est que, arrivée au Mesnil, elle y découvre l’un de ses modèles préférés, une jeune fille de 14ans, Reine Lefebvre ( grand-mère d’Yvette Boudry) qui entrera à son service en 1902 et qui consciente que la pause n’est pas un métier, la quitte pour entrer, grâce aux relations de l’artiste, au service de grandes familles parisiennes. Elle y rencontrera son futur mari, Ernest Pinaud, qui l’ayant suivie au Mesnil-Théribus deviendra Maire du village pendant 24 ans.

 

 Enfant dormant avec Reine Lefebvre 

 

C’est reine Lefebvre, qui dans un écrit, relate que Miss Cassatt comme elle la nomme se sentait surtout Française, un de ses ascendants, étant né en Picardie, était parti faire fortune en Amérique. Elle nous révèle que Mary Cassatt était plutôt distante, peu souriante et ne conversait guère avec les gens du village.

Elle conduisait elle-même son cheval bien qu’ayant un cocher. Elle sortait peu et ne recevait guère. C’était une personne généreuse, offrant chaque Noël un jouet  aux enfants du Mesnil. Elle subvenait à l’entretien de l’institutrice, Melle Riché, une jeune femme de Valdampierre. Elle avait proposé à la municipalité de fournir l’électricité à la commune, au moyen d’un ancien moulin situé sur sa propriété, offre qui avait été  déclinée, ce qui la vexa.

Reine nous raconte que Miss Cassatt travaillait d’arrache-pied pour exposer à la galerie Durand-Ruel.

Mary Cassatt est sortie de l’oubli, il y a deux ans, lors d’une exposition à Giverny.   

 

                                                                                              

 Mary Cassatt

 

L’espoir de tous, serait que le Mesnil grâce à Mary Cassatt et bien sûr avec l’appui de quelques sponsors, sorte de son endormissement et renaisse tel Auvers-sur Oise avec Van Gogh ou Giverny avec Monet.

Impossible, n’étant pas picard, nous en reparlerons certainement.

 

Anne-Marie Fédoroff

 

© Association Miss Cassatt ~ Le Mesnil-Théribus 2012 - associationmisscassatt.e-monsitecom - Tous droits réservés

Contact : Formulaire de contact

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site